Interviews

Bonjour à tout le monde.

Déjà, je tiens à m’excuser (encore) de mon absence… La vie est ainsi faite que j’ai moins de temps pour écrire en ce moment.

Je passe néanmoins sur le blog de temps à autre et je vois qu’il y a un peu de vie grâce à vous qui laissez des commentaires et une idée m’est venue : les interviews.

Je m’explique. J’ai un petit peu partagé ma vie sur ce blog, et je me dis que certaines personnes l’ont un peu fait également dans les commentaires. Et si vous qui lisez cet article vous rédigiez un petit article sur votre vie, avant, pendant, ou même après vos problèmes d’incontinence ?

Qu’en dites-vous ? Si cela vous intéresse, contactez moi et envoyez moi un petit article.

PS : je mets à jour cet article pour laisser un petit fil d’ariane pour vos réponses. Vous êtes bien sûr libre de ne pas l’utiliser.

  • 1) Présentez-vous rapidement (tranche d’âge, département, vie maritale, travail, vie de famille)
  • 2) Votre incontinence (jour, nuit, depuis quand, comment, pourquoi, etc…)
  • 3) Les types de protection que vous portez
  • 4) Vous rencontrez des soucis, problèmes ?r
  • 5) Vos astuces pour gérer votre incontinence ?
  • 6) Donnez moi un pseudonyme ainsi que votre autorisation à publier ce que vous m’envoyez sous la forme d’un article.

Attention à ne pas donner d’informations personnelles !

Laissez un commentaire à la suite de cet article. Il y avait un formulaire de contact mais il ne fonctionne plus 🙁

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Noémie

Je suis Noémie, une personne incontinente portant des couches pour adulte. Vous pouvez en savoir un peu plus sur moi en vous rendant sur la page "moi".

19 pensées sur “Interviews

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    28 août 2019 à 11 h 19 min
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    Bonjour Noémie. Je suis incontinent léger depuis peu. J’ ai consulté mon médecin qui m’ à fait faire un examen de ma prostate. Je n’ ai rien de sérieux, seulement un léger gonflement dû à l’ age. Le problème, c’ est quand j’ ai très envie d’ uriner, je ne peux pas vraiment me retenir et je mouille mon slip. J’ a testé les protections pour homme mais je ne trouve pas ça suffisamment rassurant. A la boutique de matériel médical, la vendeuse m’ a conseillée les protections Téna maxi nuit pour femme. Très efficace. Avec une petite culotte de protection en plastique, je ne crains plus de fuites. Je craignais d’ avoir des fuites la nuit et je mettais un change complet. On m’ a déconseillé d’ être trop bien protégé car on a tendance à se laisser aller dans la couche sans se retenir et faire marcher le sphincter de la vessie. J’ avais effectivement remarqué que je mouillais ma couche sans chercher à me retenir. Un vrai confort mais à éviter. Je prends vraiment du plaisir quand je sais que je suis bien garni et protégé. Il faut que j’ écoute mon médecin et je vais faire des séances pour muscler ma vessie. Voila. A bientôt de vous lire.

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    28 août 2019 à 20 h 53 min
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    Coucou noemie, j’aimerais que tu fasse un sujet sur les couche à la plage, merci de gregory

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    28 août 2019 à 23 h 27 min
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    Bonjour Noémie , je suis une fille , j’ai 34 ans , je t’ecris Car cela fait peut de temps que je suis contrainte de porter des couches suite à un choc psychologique , je n’ai pour l’instant pas d’autre solution , j’ai honte , je me sent ridicule , j’etais Une fille très coquette et je n’ose même plus sortir de chez moi , je ne suis pas à l’aise du tout , je ne sais pas comment m’habiller je trouve que cela se voit en permanence, c’est bruyant sous une jupe longue et lourd lorsque elle se remplie , je transpire énormément dans mon change , je n’ai personne a qui j’ose en parler , j’ai essayé le pants qui soit disant est plus discret mais ma vessie ayant une plus grande contenance que la normale ce n’est pas suffisant même avec les pants de nuit , ma vessie relanchant tout sans prévenir lorsqu’elle est bien pleine , on m’a donc conseillé le change complet pour forte incontinence , je suis toute mince et cela se voit ou s’entent sous n’importe quel tenue vestimentaire, même les vêtements large , c’est horrible , gros , difficile à mettre en place , j’ai tenté de faire une sortie la semaine dernière c’est un véritable calvaire , deux changes dans mon sac prennent une place considérable et ce remarque dès que je l’ouvre pour attraper mon porte monnaie , j’avais mis une jupe longue mais lors de l’incident ma protection était lourde , grosse , et me gênait pour marcher , elle me descendait à mi cuisse , il n’y avait pas de toilette à côté . Je suis si malheureuse, je n’arrive pas à accepter . Impossible d’enfilé Un pantalon cette grosse boule n’y passe pas , les leggings pendent anormalement à l’entrecuisse , ma protection se remplissant subitement d’un coup cela se remarque rien qu’a Ma tête , je fond en larme sur le moment , je ne peux pas rester dans un change une fois échappé tellement c’est humiliant , je me disait en lisant ton blog que tu Avais peut être des astuces vestimentaires à me donner ? Je dois reprendre le travail dans 15 jours je n’aurais jamais le courage d’y aller avec de telles protections dans de telle condition , je suis vendeuse dans un magasin de mode .
    Merci pour ton blog

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      2 septembre 2019 à 11 h 54 min
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      Bonjour Valérie,
      Tu ne dois pas avoir honte ! Porter des protections n’a rien d’humiliant, je te l’assure !
      Pour les astuces, essaye la jupe, avec une culotte gainante par dessus. Tu peux aussi prendre un pantalon un peu large !

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      5 septembre 2019 à 6 h 16 min
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      Bonjour Valérie, je suis un homme et je suis de la même tranche d’âge que toi, mon incontinence a débuté il y a 2ans quand j’avais 35 ans, j’ai une vessie neurologique suite à une chirurgie du dos et une maladie dégénérative des disque verterbraux et un syndrome de queue de cheval.
      Je suis désolé de ce qu’il t’arrive et compathie à ton mal être, maintenant il ne faut pas que tu es honte de ça, et si tu me le permets je vais t’expliquer comment j’arrive à vivre avec.
      Au début j’étais comme toi, je ne voulais plus sortir de peur que cela se voit, les fuites et surtout le jugement des autres.
      J’ai été en arrêt de travail assez longtemps donc je gérais cela plus facilement et puis il a fallu reprendre le travail et la je n’avais plus la zone de confort, et le problème du change est vite devenu très compliqué et complexe pour diverses raisons : technique et physique.
      Je suis une personne à mobilité réduite depuis cette intervention chirurgicale.
      Donc il a fallu trouver certaines parades pour dissimuler ça et personne dans mon entourage pro n’était au courant et en réalité c’est une erreur, avoir une ou plusieurs personnes de confiance à qui le dire s’avère être très utile dans les moments difficiles.
      Je me déplace en permanence avec un sac à dos ou j’ai toujours dedans une ou deux tenues de rechange et au moins 3 changes complet et un paquet de lingettes et personne ne se doute de quoique ce soit au travail, alors certes je ne suis pas une femme et je n’ai pas de sac à main comme mon épouse mais peux être que cela pourrait déjà être une bonne alternative pour toi, sans compter qu’il existe des sacs à dos très sympa et avec des pochettes pour pouvoir ranger les changes,lingettes et tenues de secours,c’est le cas pour moi .
      En ce qui concerne les changes, il y a énormément de choix, de gammes d’absorption et de matières.
      Dans mon cas qui est très proche du tiens et après avoir testé plusieurs marques et absorption, je porte des changes complet de la marque PREMIA en absorption maxi nuit, les couches sont un bon rapport qualité prix, et savent rester discrète quand elles sont pleines, je porte en plus par dessus soit une culotte en pvc ou en polyurethane de marque suprima ( disponible sur le site sphère santé) et en hiver je rajoute un BODY surtout la nuit, cela n’est certes pas très glamour et sexy quoique pour les femmes il y a un large choix de body très sexy et abordable, ce qui n’est pas forcément le cas pour les hommes.
      Apprivoisé et vivre à son incontinence n’est pas une chose facile, nous ne sommes pas tous égaux face à l’acceptation d’une telle situation, cela est plys ou moins long.
      Cela fait un peu plus de 2 ans pour moi et je commence tout juste à trouver mes repères et m’organiser autour d’elle lors de sortie en famille ou entre amis, voir depuis peu en voyage.
      Il ne faut pas que ta vie tourne autour des couches et de la peur des fuites, cela voudrait dire que c’est ton incontinence qui te domine et domine ta vie, tant professionnelle que sentimentale et sociale.
      Un jour tu arrivera à dominer tes peurs, quand à la honte, nous sommes tous passés par cette étape et c’est normal, cela remonte à notre enfance et notre apprentissage de la propreté et la culpabilité qu’on nous a infligé quand nous faisons pipi ou caca dans notre culotte et c’est ce sentiment qui remonte maintenant.
      Je ne sais pas si tu partage ta vie avec quelqu’un et quel est son regard sur ton handicap, mais il ne faut pas que tu reste sans pouvoir en parler, je sais que c’est très difficile je suis passé par là, mais en aucun cas tu je dois avoir honte de toi cela peut arriver à n’importe qui et à n’importe quel moment de la vie.
      Faire pipi et un réflexe mécanique de notre corps et nous protège de certaines infection.
      Avec le temps ma honte c’est dissipée, je le vis beaucoup mieux, certe avec des moments plus difficiles que d’autres mais sans l’ensemble ça va.
      Pour ça j’ai accepté d’en parler avec mon médecin, certains membres de ma famille et mon épouse pour qui cela n’a pas été évident, car ce retrouver du jour au lendemain avec un mari valide et qui le lendemain est handicapé moteur et incontinent, c’est un peu dure à accepter.
      De plus je commence à devenir incontinent anal et là c’est encore autre chose.
      Tu explique que tu étais coquette, pourquoi arrêter ? Tu es jeune, certainement très jolie et charmante, c’est un moment difficile de ta vie mais il faut arriver a le surmonter, ta vie ne dois en aucun cas s’arrêter c’est donner raison à ton handicap.
      J’en ai souffert comme toi et perdu beaucoup de temps à cause de ça.
      J’espère pour toi que ce n’est que transitoire et que tu t’en remettera le plus vite possible.
      T’as t’on proposé de faire un bilan urodynamique pour essayer de trouvé un accompagnement et peut être une rééducation ou aide psychologique pour surmonter ça, des solutions existe, moi je passe cet examen cette après midi pour voir si il y a un moyen de minimiser les choses.
      En as tu parlé à ton employeur ? Cela peut être bénéfique au cas où tu aurais besoin dans un moment de gêne devant un client, ou pour ta tenu vestimentaire au travail.
      Moi je ne porte pas de vêtements emple mais des jeans normaux, pas moulant bien sûr, je deteste ça, mais j’ai trouvé un bon compromis, c’est ma femme qui choisit et me conseille, car vendeuse aussi,et même quand ma couche sature cela reste très discret malgré des gros gonflement de celle-ci et personne ne remarque rien car c’est aussi un problème chez les Incontinents, c’est que l’on pense, à tort, c’est que tout le monde regarde nos fesses.
      C’est peut être un peu plus vrai pour une femme, mais j’ai déjà vu dans la rue de très jeune femme porter des couches avec des tenues assez moulante et cela n’avait pas l’air de les gêner.
      J’espère que mes quelque conseils pourront t’aider et si tu as des questions ce sera avec plaisir que j’essaierai d’y répondre, en tout cas tu n’es pas seule.
      Cordialement et amicalement, Laurent.

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      12 septembre 2019 à 17 h 52 min
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      Bonjour Valérie
      J’ai lu ton post avec beaucoup d’intérêt et je comprends bien tes soucis. Tu as 34 ans et, il semblerait que ton incontinence soit d’origine psychologique et, non d’une cause physiologique. Donc, problème récent et peut être passager qui semblerait réversible. En tout cas, il faut vivre avec, en attendant. Ne t’enferme pas sur toi même et sors de chez toi. Essaie d’avoir une vie normale comme auparavant, continue à être coquette, avec maquillage, beaux vêtements, puisque tu travailles dans la mode. Il existe des changes assez fins, discrets, qui absorbent une quantité assez importante. Pour éviter les fuites, il faut se changer régulièrement tous les 4 à 5 heures en rapport avec la quantité bu. Pour la nuit, met un change avec une couche rectangulaire pour augmenter l’absorption et éliminer les fuites. J’ai une marque fine, bien taillée que j’utilise en journée. C’est  » Attends » plus 10. Je porte en plus un body qui maintient bien la couche, sans qu’ elle glisse vers le bas. En ce qui me concerne, Je mets des jeans Dames. Le bassin étant plus large la couche étant bien ajustée. L’été je mets également des shorts blancs. La couche n’est pas plus visible des autres, c’est ce que l’on croit au début.
      Si tu as besoin de te confier, un psychologue pourrait d’aider, car avant d’en parler à quelqu’un, il faut être très sûr de ce confident. Tous les employeurs n’acceptent pas toujours ce problème, surtout dans le monde égoïste dans lequel nous évoluons. Pour mettre la couche, moi je l’ouvre entièrement, la plie au milieu dans toute sa longueur pour former un godet. Je me tiens debout et colle la couche contre le mur, je l’ajuste bien au milieu entre les jambes, puis positionne les adhésifs du bas puis ceux du haut. Tu passes des doigts entre les cuisses pour que les barrières anti-fuites fassent leur effet. Ainsi, elle ne doit pas bouger mais rester en place. Moi pour la nuit, je mets en plus une culotte plastique ou un change lavable tout en un, en surcouche. Je crois que tu te stresses de trop. Tu sais moi j’avais 32 ans quand l’accident s’est produit. Je suis content de pouvoir remarcher. La séquelle dont nous parlons n’a aucune gravité maintenant, donc déjà 36 ans de vécu et ce, jusqu’à extinction. Je pense que tu as repris le travail. Comment, cela se passe. Si tu veux on peut se reparler. Soit confiante et tiens bon. Cordialement, bonne soirée.

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      19 septembre 2019 à 23 h 48 min
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      Chère Valérie,
      j’ai été bouleversé en te lisant, ta peine est palpable et je voudrais te souhaiter beaucoup de courage. Je te comprends très bien parce que j’ai été dans le même état que toi il y a quelques années lorsque je suis devenu incontinent suite à un accident (bon en ce qui me concerne j’avais des problèmes de fuites urinaires avant -vessie hyperactive- alors je n’ai pas vraiment été « pris par surprise »). C’est vrai que c’est très difficile à vivre et que l’on se sent diminué. C’est vrai qu’on a toujours envie de pleurer et que quand on se compare aux autres on se sent diminué, on voudrait disparaître.

      Mais il faut absolument me croire : c’est possible de surmonter, de s’habituer, d’apprendre à vivre avec et même à bien vivre. Tu dois avoir du mal à me croire et moi même si on m’avait dit ça il y a 5 ans je n’en aurais pas cru un traitre mot mais j’aurais eu tord.
      Ce que je veux c’est te donner une lueur d’espoir car ce serait trop dommage de te gâcher la vie.
      Tu sais au début je me suis replié sur moi même, je ne faisais rien d’autre (à part le boulot) que de marcher dans les rues de ma ville, je ne voyais personne, je passais tout mon temps seul ou avec mes enfants (ma femme m’a quitté, elle ne me l’a pas dit texto mais j’ai bien compris que c’était à cause de mon pb) je refusais de rencontrer de nouvelles personnes
      Tout ça c’est vrai, c’est extrêmement douloureux et difficile à vivre surtout que j’ai été traité par des urologues pas toujours très compatissants. Mais ça a évolué : j’ai trouvé les solutions qui me conviennent pour me protéger et j’ai commencé à vivre avec.
      Maintenant la journée, quand je bosse je bois très peu (pas toujours très agréable!!) et j’utilise des protections très fines que je change souvent, et le reste du temps des changes complets avec un boxer assez serré (j’ai essayé les pants et je suis d’accord avec toi : ça n’absorbe rien!) et je peux faire plein de choses (par exemple je retourne au théatre!!). La nuit des changes très épais et culotte en plastique et je suis tranquille (tous les autres dispositifs proposés par les urologues me causent des problèmes terribles!).
      ça c’est pour le côté pratique, pour l’aspect plus psychologique j’ai eu la chance d’en parler à une amie qui m’a fait énormément de bien, elle m’a obligé à prononcer le mot incontinent que je refusais jusqu’alors (elle m’a demandé de me le répéter devant mon miroir en me regardant dans les yeux!) et elle m’a obligé à en rire.
      J’ai aussi consulté un psy (une seule séance, envoyé par mon urologue) qui m’a seulement demandé ce que j’aimais faire dans la vie et m’a demandé si le port de couches m’empêchait de le faire (ça m’a fait beaucoup réfléchir) et qui m’a assuré que les gens regardent peu les autres dans la rue (j’en ai fait l’expérience et il a raison…). Il m’a aussi convaincu de le dire à mes enfants et ça m’a beaucoup aidé (pourtant elles étaient ados) car elles ont été tellement compatissantes et rassurantes (c’est mes filles elles sont géniales c’est normal!).

      Voilà j’ai eu un parcours très compliqué mais ça a évolué et maintenant je me sens bien, évidemment je préfèrerais être « normal » mais voilà c’est comme ça. Je sens que tu es « au fond du trou » et j’y ai été alors je peux te dire : garde espoir, un moment ou l’autre ça ira mieux c’est sûr (en plus comme toi c’est dû à un choc psychologique, il y a des chances que ça guérisse) alors tiens bon garde espoir, mes pensées t’accompagnent.

      j’espère ne pas avoir été trop confus mais j’ai écris un peu sous le coup de l’émotion, sans préméditer.
      Bonne nuit.

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      27 septembre 2019 à 0 h 24 min
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      Valérie tu ne dois pas avoir honte comme tu le dis si bien tu étais toujours cocottes tu doit toujours l’être si tu as besoin n’hésite pas

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    29 août 2019 à 6 h 56 min
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    Coucou Noémie,

    C est une excellente idée.
    Je vais te préparer ma story et tu me diras ce que tu en penses avant de publier .
    Et toi , comment ça va ?
    Y a t il du nouveau pour toi ?
    Bisous

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      2 septembre 2019 à 11 h 56 min
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      Bonjour Antoine,
      Ça va bien, je te remercie ! La vie est pleine de surprise donc oui il y a quelques nouveautés, mais rien non plus de bien nouveau .
      J’attends ton « interview » avec impatience.

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    30 août 2019 à 6 h 13 min
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    Bonjour Noemie, j’ai reçu ta proposition d’interview et cela me paraît être une bonne idée.
    Pour retracer mon histoire je vais essayer de faire simple.
    Je suis devenu incontinent urinaire depuis 2 ans suite à une chirurgie du dos, cela a commencé par des pertes légères et modérés à des fuites inondantes tres rapidement ( moins d’1 mois), ayant conscience que ça risquait de durer un peu mais que j’allais m’en remettre j’ai pris la décision de porter des couches immédiatement afin de ne pas salir les draps la nuit avec des changes complet et des pants pour la journée mais j’ai envoyé ma femme les cherché car la peur, la honte d’aller en magasin m’ont terrassé ainsi que la peur de sortir de chez moi.
    Au début mon épouse l’a bien prise et pensait comme moi que ce n’était que passager mais mon état c’est tres vite dégradé et je me suis vite rendu compte que ça n’allait pas être aussi simple.
    J’ai passé de multiples examens ou à chaque fois la réponse était la même : c’est psychologique !!! Au pont de me faire passer pour un fou par un neurologue et cela devant ma femme, j’ai très mal vécu cette expérience, la femme aussi, j’ai voulu mettre fin à mes jours car je me sentais seul, incompris, sale et je voyais ma femme prendre ces distances avec moi.
    Au fil du temps j’ai appris à faire avec, j’ai un médecin traitant qui ne m’a jamais lâcher ni juger et qui m’a toujours soutenu et m’a expliqué la situation et l’a aussi expliqué à ma femme en nous disant qu’il était normal que je puisse plus avoir la maîtrise de mes sphynctères à cause de plusieurs pathologies dorsale. Cela m’a permis de comprendre et commencer à faire un travail de deuil de ma continence avec, malgré tout, l’espoir de pouvoir la retrouver un jour.
    Et un jour, alors que j’étais hospitalisé pour la journée et recevoir une perfusion de ketamine, c’était ma deuxième séance du genre, je me suis réveillé les draps trempé malgré un change très absorbant, car la fois précédente j’avais eu une petite fuite aussi mais j’avais réussi à la caché et le personnel soignant n’avait rien vu, j’avais réussi à ma changer rapidement, seul, et je me rends compte maintenant que c’était dangereux car le produit faisait encore effet,bref cette fois là impossible de le cacher et l’infirmière m’a demandé pourquoi je n’avais pas appelé pour aller aux toilettes, j’ai du lui raconter et lui avouer mon incontinence, elle a été formidable avec moi, à fait preuve d’empathie et on en a parlé, bon après, au moment du change, on c’est rendu compte qu’il n’y avait pas que du pipi dans la couche, re moment de gêne et la l’infirmière a dédramatiser la situation.
    3 semaines après rebellote, j’y retourne mais plus serein, et à mon admission dans la chambre, l’infirmière de la dernière fois m’acceuil et me fis qu’elle s’occupera de moi toute la journée et c’est permis de mettre 2 autres collègues dans la confidence, et toute la journée elles m’ont dorloter pendant que je dormais, je me suis réveillé propre, au sec, elles m’ont changé 2 fois dans la journée quand même, et à chaque change la couche était saturée (TENA maxi).
    Cette expérience m’a permis d’être plus serein et d’aborder mes futures hospitalisation plus sereinement.
    J’ai du être, malheureusement, hospitalisé de nouveau, en urgence pour douleurs paralysantes et la encore le problème du change c’est trouvé present car c’était dans un contexte particulier, je me suis retrouvé coincé aux urgences pendant 7h sur un brancard et à un moment la couche c’est trouvée saturée sa sa personne pour m’aider, et quand le médecin urgentiste m’a pris en charge, cela c’est vite vu, heureusement c’était une femme plus jeune que moi mais qui a très vite compris la situation.
    Après c’était un peu moins simple, car pendant 4 jours je suis resté aux urgences et ce n’était jamais les mêmes aides soignant(es) et être laver, changer par des étudiants masculin ou féminin plus jeune que soit est un peu déstabilisant au début mais ils m’ont très vite mis en confiance et on a même rigoler de la situation. Apres j’étais transféré en gériatrie, car il n’y avait de la place que là, peut-être aussi parce que mon état faisait plus pensé à un vieux qu’à un jeune(mdr).
    Là, le personnel etait surpris de me voir ici, un jeune au milieu de personnes très âgées c’est pas très souvent qu’on voit ça, leur ayant expliqué la situation la suite était plus simple, j’avais une étudiante qui m’aidait à faire ma toilette et me changeait aussi, au début ça fait très bizarre et après on déconnait ensemble avec beaucoup de second degrés.
    Tout ça pour dire que j’ai trouvé du personnel qui ne m’a jamais jugé et à pris soins et le temps de parlé avec moi et m’a aussi beaucoup aidé à m’accepter comme je suis.
    Quand à min entourage, très peu de personnes sont au courant, hormis ma femme, mes enfants, mes parents et mes sœurs ainsi que ma belle sœur et ma belle mère, pour les autres je ne sais pas si ils’en doute ou si ils ne savent pas,peut importe, idem pour mon boulot, seul mes collègues les plus proches et certains acteurs sont au courant ( assistante sociale, chargé de prévention, correspondant handicap).
    Après j’avoue être bien entouré et aidé, j’ai actuellement une prise en charge de la mdph pour l’achat des couches et autres produits d’hygiène, ce qui est un budget considérable, j’ai un assistante sociale au travail qui m’epaule dans mes démarches auprès de mon employeur pour mes aménagements de poste et à qui je peux me confier sans aucun soucis.
    J’ai aussi la chance d’avoir une personne qui partage ma vie, ma femme, qui fait preuve de patience et d’attention pour moi et qui malgré certaines tempête dans notre couplé ne m’a jamais lâcher, on en parle jamais mais l’entourage peut être impacté par notre handicap, se sont les oubliés de notre histoire et pourtant ils souffrent autant que nous, je sais qu’aucun d’entre eux ne lira ce post mais je veux quand même les remercier de leur soutien.
    Grâce à ton blog j’ai appris à m’accepter, à relativisé et à ne pas me sentir différent des autres, ce n’est pas tout les jours facile de vivre avec ça, car avoir une vessie neurologique n’est pas facile à gérer au quotidien, il y a des jours avec et des jours où ça me saoule car quand on a pas la possibilité de ce changer dignement et qu’il faut se changer parce que les changes se saturent à vitesse grand V, c’est très vite fatiguant.
    Honnêtement je ne sais pas comment ce déroule ton incontinence car il y en a plusieurs type et je me pose beaucoup de questions, moi je sens quand j’urine mais j’ai également des grosse fuite entre 2 mictions que je ne sens pas et c’est difficile à gérer car le change se rempli de façon rapide sans que je m’en rende compte et c’est surtout quand je dois m’assoie que je me rend compte qu’il est trop tard et que mon pantalon est mouillé aux fesses, rien n’est constent chez moi et c’est impossible d’instaurer des horaires de change jour et nuit d’ailleurs.
    Étant fixé sur mon sort depuis peu, incontinence urinaire irréversible et incontinence anale dans un proche avenir, je m’habitue à cette nouvelle vie, il y a pire bien sûr, mais j’avoue que l’incontinence anale est une nouvelle étape et que c’est plus désagréable que le pipi, après je ne culpabilise pas, je ne dois pas avoir honte de faire dans une couche, du fait que c’est involontaire et qu’il faut bien éliminer à un moment ou à un autre mais le problème majeur c’est l’odeur et c’est très incommodant pour moi mais aussi pour les personnes qui m’accompagnent, c’est comme ça, c’est la vie.
    En tout cas un grand merci à toi et je serai ravi de pouvoir te rencontrer afin de pouvoir échanger plus simplement sur nos quotidiens, trucs et astuces et surtout de pouvoir parlé sans tabous.
    Ah j’oubliais, concernant les couches à la plage ou à la piscine, j’ai essayé les culottes « swimmates » et c’est pas mal, c’est pas non plus extraordinaire mais ça protège et ça rassure et c’est discret.
    Si ça peut aider je serai ravi de partager sur ce sujet.
    Au plaisir de te lire, je te souhaite plein de bonnes choses et longue vie à ton blog.
    Amitiés sincères, Laurent.

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      2 septembre 2019 à 11 h 57 min
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      Merci Laurent. M’autorises-tu à en faire un article ? Si tu souhaites faire des modifications, rajouter un nouveau commentaire avec ton nouveau texte.

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        3 septembre 2019 à 5 h 54 min
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        Bonjour noemie, oui tu peux faire un article sur mon histoire, il n’y a aucun problème la dessus, si mon expérience peut apporter quelque chose à d’autres personnes, depuis mon dernier message un chirurgien a réussi à mettre un nom sur le mal qui me ronge :syndrome de la queue de cheval provoqué par un hernie thoracique rare et dangereuse, associé à un hyper signal du cone terminal en L1 avec récidive d’hernie discale et séquelles chirurgicales post opératoire, je vis avec une épée de damocles sur la tête mais j’évite d’y penser, cette semaine je passe un bilan urodynamique pour voir si il est possible de dompter mon incontinence et pouvoir mieux la vivre et la gérer et entamer une éventuelle rééducation mais d’après le chirurgien je ne récupérerais pas toute ma continence urinaire mais peut être que côté anal il pourrait y avoir des choses à faire.
        Je pourrais décrire mon expérience de l’examen après, j’angoisse un peu mais j’ai été contacté par l’infirmière qui va s’occuper de l’examen pour en parler avant et me mettre en confiance donc j’y vais plus serein et puis ça ne peut pas être plus désagréable que le toucher rectale auquel j’ai le droit régulièrement.
        Depuis que je sais ce qui m’arrive je vis beaucoup mieux mes incontinences, pendant 2ans on me faisait comprendre que le problème était psychologique, en gros le problème c’est moi, mais maintenant je sais que c’est mécanique et involontaire, cela m’a été clairement expliqué ainsi qu’à ma femme mais pour elle c’est moins évident à accepter car les choses auraient pu être différentes si j’avais eu un meilleur suivi post opératoire il y a 2 ans, les choses sont ainsi faites et comme on dit  » avec des » si » on coupe du bois ». Il est, pour moi, trop tard pour les regrets et comme je ne connais pas mon avenir je préfère profiter des bonnes choses maintenant, par contre j’envisage de porter plainte contre le chirurgien qui m’a opérer pour négligences ainsi que le neurologue qui m’a examiné et fait passer pour un fou.
        Par contre j’ai toujours un tabou avec ça envers mes 2 filles, elles sont en âge de comprendre, 12 et 8 ans, sans doute parce que j’ai participé à leur propreté et que maintenant c’est moi qui n’est plus propre, façon de dire, c’est perturbant d’éduquer et de faire l’inverse, bien que l’on est jamais été strict la dessus, on a donné le temps à nos enfants d’être propre, mais envers elles j’ai beaucoup de mal à l’assumer et m’assurer.
        Voilà pour mes petits problèmes mais il peut être intéressant d’ajouter ces détails car je ne pense pas être seul à vivre et ressentir toutes ces interrogations et peut-être que quelqu’un saura me donner de bons conseils.
        Je te souhaite un bon courage et te dis à bientôt.

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    30 août 2019 à 10 h 12 min
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    je veux bien préparer un article sur ce sujet, mais avant de le mettre sur le site STP revoie le pour pas que le site ne se transforme en RDV des fétichistes ABDL, peux tu STP mettre un lien pour qu’on puisse t’envoyer la version00 sans que ça apparaisse….

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    31 août 2019 à 9 h 50 min
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    Je n’ai pas trouvé comment faire sur ce site (pas de fonction « me contacter ») pour envoyer à Noémie une version préliminaire « d’interview »: dans un premier temps je ne souhaite pas qu’elle soit visible sur le site.

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      2 septembre 2019 à 11 h 59 min
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      Bonjour Gérard,
      Le formulaire de contact ne fonctionne plus et je ne veux pas donner mon email ici, je pense que tu comprendras.
      Si tu le veux bien, laisse ton texte en commentaire ici.

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        10 septembre 2019 à 17 h 59 min
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        Bonjour Noémie. Personnellement, je te remercie pour ce blog. Dimanche 8/8/2019, j’avais fait un post succinct sur ma situation. Il était publié en instance de vérification puis une heure plus tard, il n’apparaissait plus. Je pensais que n’étant pas encore abonné, que mon post avait été mis de côté. Aujourd’hui, il n’est toujours pas publié, ce que je ne comprends. Il décrivait mon problème, correctement rédigé dans le respect de tous. Je signalais que je retrouvais mon histoire dans les divers récits, qu’il n’y avait aucune honte, à avoir à porter des couches en raison de l’incontinence. Que ces protections étaient souvent invisibles pour les personnes non concernées, alors que l’on peut croire que les gens les remarquent. Mon incontinence m’est tombé dessus brutalement des suites d’un accident de moto en 1983 par l’éclatement du pneu arrière à vitesse élevée. J’ai fait plusieurs mois d’hospitalisation ayant retrouvé la marche, mais conservais la séquelle d’incontinence. Bien sûr au début, je refusais la couche mais, n’ayant pas d’autre possibilité, je m’en suis accommodé pour être maintenant résigné à ce palliatif. J’adressais mon soutien aux personnes touchées qui s’était exprimées ci-dessus. Restant à disposition pour répondre à tout questionnement. En effet, j’avais 32 ans lors de l’accident. J’en ai 68 et, signalait avoir eu une vie quasi normale avec l’exercice d’une activité professionnelle jusqu’à 65 ans. Voilà, souhaitant bon courage à tous. Cordialement à vous lire.

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    2 septembre 2019 à 12 h 33 min
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    Bonjour Noémie
    Je me présente Gérard 65 a Marié père de 3 grands garçons ingénieur (pas encore mais bientôt retraité)
    L’incontinence a frappé à ma porte à deux reprises : une première fois enfant et ado puis depuis 6 ans et demi après une opération de la prostate.
    Enfant et Ado : j’ai fait pipi au lit toutes les nuits jusqu’à 13ans et ça s’est terminé vers 15 ans.
    J’étais l’ainé d’un frère et d’une sœur qui eux n’étaient pas énurétiques. Vers 6 ans à l’entrée en primaire mes parents ont commencé à s’en préoccuper. J’ai ingurgité des tonnes de médicaments (conventionnels ou homéopathiques) des remèdes de bonne femme via ma grand-mère maternelle, et j’ai même fait à 12 a le pèlerinage de St Come du mont (en Normandie) sensé guérir de ce petit handicap.
    Ma mère n’était pas disposée à laver les draps et pyjamas tous les jours, et, c’était aussi la tare familiale qui devait rester secrète. Donc en plus de l’alèze sur le matelas je n’avais pas le choix : culotte plastique et couches obligatoires (les premières jetables = ce que maintenant on appelle des inserts et ce n’était pas confortable et sans odeur comme les protections maintenant disponibles)

    Enurésie nocturne : je devrais plutôt dire dès que je m’endormais quelques heures. Donc pour les longs trajets en voiture ou en train, c’étaient les mêmes moyens de protections que pour dormir. Vers 10 ans arrêt à une station-service d’autoroute : ma mère m’emmenait dans la pièce à côté des toilettes là où l’on change les bébés je devais enlever mon slip imperméable me laver les fesses puis remettre une culotte plastique propre et y placer 2 bandes absorbantes. Un jour une dame qui changeait un bébé avait fait cette réflexion : un grand comme toi t’as pas honte de pisser encore dans ta culotte, et pour ma mère : C’est d’une bonne fessée dont il a besoin pour lui faire passer ça !

    A la fin de la 5° (13a) Je me souviens avoir surpris des conversations entre ma mère(atterrée) ma grand-mère et mes tantes (apitoyées mais curieuses), alors Gégé fait toujours pipi au lit ? ah, vraiment toutes les nuits ? pas d’amélioration? Malgré l’interdiction de nos parents, surtout mon frère (avec qui je partageais la chambre) et moins ma sœur trouvaient toujours des moyens détournés de se moquer…Ou encore essayant de me resservir à boire, lors d’un diner, crucifié, devant toute la famille élargie (dont cousines et cousins de mon âge) « ah non Gégé tu sais bien que tant que tu feras pipi au lit, au diner c’est un seul verre sinon demain matin tu vas avoir des grenouilles dans le lit » (c’est ce que ma grand-mère disait lorsqu’il fallait changer mes draps et mon pyjama humides quand la protection débordait )

    A 13 a j’ai vu un psychologue qui a conclu : c’est toi le patron de ta vessie et de tes sphincters pas l’inverse : tu dois arrêter les couches et c’est toi qui devra t’occuper des lessives. Effectivement les nuits au secs sont bien apparues mais très lentement. À 15 ans je mouillais encore mon lit une nuit sur 2 et donc l’appareil pipi-stop (un tapis entre le drap et l’alèze relié à un boitier qui déclenche une sonnerie) en trois mois, m’a guéri (presque totalement) : au début c’est vraiment dur, il faut se lever (bien sûr trop tard) et ça réveille toute la maison.

    A 9 ans en CE2 j’ai refusé de partir en classe de neige, L’année suivante mon frère lui y est allé. L’infirmière scolaire m’avait convoqué sous prétexte de cuti négative plus BCG en retard et m’avait tiré les vers du nez, il était donc écrit dans mon dossier médical que j’étais énurétique, et ce fichu dossier m’a suivi jusqu’au lycée. Enfant j’étais louveteau jusqu’à 11 a, je ne suis jamais passé aux scouts de peur du camp d’été. Au collège et lycée je faisais du judo de temps en temps il y avait des déplacements pour des compétitions, jusqu’à 16 a j’ai toujours refusé d’y aller.

    Difficile de se mettre dans la peau des autres, mais imaginez à 13 ou 15 ans les matins vous vous reveillez dans un lit mouillé avec cette odeur (ma journée démarre mal) la hantise que je ressentais que ça vienne à se savoir au bahut pour mon énurésie,( les enfants et ados ne sont pas tendre entre eux) Je me sentais inférieur et nul, j’aurais juste voulu être comme tout le monde. A cause de ça je passais pour froid et distant (pas d’invitation qu’il aurait fallu rendre) et à surtout pas de petit béguin ou d’amourette d’ado! Il me semble qu’avec internet les forums ect l’attitude a un peu changé mais à l’époque c’était le tabou absolu.

    Ma guérison n’a jamais été absolument totale : on considère qu’un énurétique primaire est guéri après une période de 6 mois totalement sèche. Pour moi ça n’a jamais dépassé 4 mois. Donc entre 15 et 58 ans j’ai toujours mouillé mes draps plusieurs fois par an. Le seul bénéfice que j’en ai tiré c’est d’éviter le service militaire que je ne souhaitais pas faire. Au conseil de révision à 20 ans, j’ai déclaré que j’étais toujours énurétique, et lors de l’interview de confirmation avec le médecin, j’ai juste un peu forcé la dose en disant que je pissais au lit plusieurs fois par mois : comme mes réponses étaient du vécu, j’ai été cru sur parole sans être mis observation afin de vérification (il y avait pas mal de simulateurs qui utilisaient ce stratagème pour y échapper)

    Mes amours : j’ai eu plusieurs amourettes ou aventures sans lendemain sans jamais bien-sûr être découvert ou avoir à révéler mon Pb. A 25 a j’ai eu pendant qq semaines une relation plus sérieuse, nous ne vivions pas ensemble, mais nous retrouvions tantôt chez elle tantôt chez moi. Et une nuit (chez moi) j’ai eu un accident pipi: questionné j’ai déballé ma galère ,2 jours plus tard cette relation se terminait très brutalement = un homme qui pisse au lit relève de la psychiatrie lourde !!!

    Je me suis mis en ménage à 27 a et marié 5 a plus tard avec la mère de mes 3 fils. Au début de notre relation j’ai repassé toute une batterie d’examens urologiques qui n’ont rien révélé de plus qu’une petite vessie et un résidu après miction.

    Notre second fils a été aussi énurétique primaire jusqu’à 14 ans. Pour les classes transplantées, l’attitude avait bien changé, L’institutrice disant lors de la réunion d’information signalez moi celles ou ceux qui font pipi au lit, et ce n’est en aucun cas un motif de ne pas participer. Johann y est allé (à 9 ans) et sur 2 classes de CE2 (environ 60 enfants) 3 garçons dont lui ont été mis dans une chambre à part pour gérer discrètement la situation et sans que les autres n’en sachent rien.

    L’attitude de mon épouse vis-à-vis de mon fils était bien différente (fermant les yeux et n’imposant rien sur le port de protections) de celle de ma mère à mon égard (préoccupée, et exigeant que l’ai la couche pour dormir), pourtant le résultat a été à peu près identique…

    Un peu avant 59 a j’ai été opéré de la prostate. Résultat retour en force de l’incontinence urinaire et cette fois totale jour et nuit. Les urologues recommandent l’étuis pénien mais je ne le supportais pas.
    Deux trois mois après l’opération, j’ai fait de la kiné 50 séances pour muscler le plancher pelvien. J’ai récupéré la continence de jour à condition d’aller toutes les 2~3 heures aux WC, par contre pour la nuit c’est moins brillant : à condition de vider la vessie à fond et juste avant de me coucher tard, et si je me réveille en cours de nuit pour aller aux toilettes c’est OK (environ une nuit sur 2) par contre si je dors bien toute la nuit je suis incontinent : il m’arrive de me réveiller le matin sans avoir fait mais dès que je bouge ça commence à couler. Ce qui n’est plus possible pour moi c’est d’avoir la vessie pleine en position debout. Pour faire court : je fais à nouveau pipi au lit, cette fois sans cause psychologique et sans aucun espoir d’amélioration. Je gère avec une culotte plastique en PUL respirant et une protection anatomique nuit ce qui va très bien sans fuite 99 fois sur 100.

    Pour les longs voyages il m’est arrivé d’avoir une seule fois un accident en public : l’avion arrive à son point de stationnement, tout le monde se lève pour sortir, je fais un effort pour récupérer mon baggage à main dans le compartiment en hauteur, et là c’est parti : j’ai beaucoup mouillé ma culotte mon pantalon et les pans de ma chemise. Donc je me rassois, je laisse sortir tout le monde, l’hotesse ne me laisse pas me changer dans les toilettes de l’avion, j’ai dû aller aux toilettes les plus proches = déambuler quelques centaines de mètres les fesses le haut des cuisses et le devant mouillé,
    heureusement je n’étais pas en compagnies de collègues et j’avais une valise cabine avec une culotte un pantalon et une chemise de rechange . Depuis plus de risques pour les déplacements : je mets une culotte en PUL et une protection anatomique jour très fine : pas de bruit sous les vêtements et pas de surépaisseur visible.

    Vie sexuelle vie amoureuse : après 38 ans de vie communes nous nous aimons toujours, et faire pipi au lit n’empêche pas du tout d’avoir des rapports sexuels (bien sûr moins fréquents qu’à 30 a…) ni de se masturber. Depuis 3 ans nous faisons chambre à part à cause de nos ronflements mutuels et en aucun cas lié à mon incontinence.

    Juste après l’opération j’étais très déprimé à cause de cette incontinence totale, depuis que j’ai récupéré la continence en journée, j’en ai pris mon parti, je souffre beaucoup moins que quand j’étais ado, d’être redevenu énurétique, mais bon j’ai eu un coup au moral en entendant mes petits enfants dire : papi mets la couche au dodo. Par contre, j’ai gardé de l’enfance deux sortes de pudeurs : la pudeur normale il ne viendrait pas à l’idée de me montrer à poil, cependant ayant fait du sport prendre ma douche avec les autres n’était pas un grand problème. Une deuxième pudeur touche à l’incontinence, ado c’était une sorte de super pudeur je ne pouvais pas en parler et si on évoquait mon Pb ça me rendait littéralement malade (mal de ventre nausée) ; Je suis encore très mal à l’aise et super discret avec ça, même avec les médecins donc écrire cette « interview » sans affronter le regard de qq1 en face me libère un peu.

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    8 septembre 2019 à 15 h 31 min
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    Bonjour Noémie
    J’ai pris connaissance de ce forum par un total hasard, alors que je recherchais des couches lavables pour adultes. En fait, j’ai ressenti les mêmes difficultés que les précédentes personnes ont décrites. J’ai 68 ans. Le 8 juillet 1983 à 32 ans j’ai été victime d’un accident de moto à la suite de l’éclatement du pneu arrière à vitesse élevé. Blessé à la colonne vertébrale, hospitalisé plusieurs mois, j’ai récupéré la possibilité de marcher, mais restait incontinent urinaire. Donc cela fait 36 ans maintenant que je vis avec des couches 24h/7j. Au départ, j’acceptais mal la situation d’être ainsi redevenu un bébé. N’ayant que cette séquelle, je me suis habitué maintenant , les choses auraient pu être plus graves. J’ai donc eu une vie sociale normale et professionnelle complète jusqu’à 65 ans. Tout a été dit par Laurent et Gérard. Je dis qu’il ne faut en aucun cas rester dans son coin. Que l’on doit vivre comme tout un chacun , sans complexe, sans avoir honte. De plus, les gens ne font pas attention, si le port de protections est visible ou non. Concernant les vêtements, je m’habille avec des jeans pour dames, car la découpe du bassin est plus large, ce qui me convient bien avec l’épaisseur des couches. Voilà, je ne vais pas m’étendre davantage. Merci Noémie pour ce blog. Courage à tous ceux touchés par cette infirmité. Notamment Antoine, Laurent, Gérard, Alain, Gregory et Valérie. Je reste à disposition pour tout questionnement que l’on peut se poser sur le sujet du vécu, astuce etc.. Cordialement

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